Prix du gaz : hausse en juillet pour les offres indexées comme à prix fixe

Par Olivier Brunet
Temps de lecture : 3 minutes
Hausse du prix du gaz en juillet

Le prix repère du gaz augmente de 7,4% au 1er juillet 2026, soit 2,70 euros de plus par mois, a annoncé la Commission de régulation de l’énergie. Les offres à prix fixe subissent aussi une hausse, de 1,5% en moyenne.

Mauvaise nouvelle pour les foyers chauffés au gaz. Après une accalmie en juin, le prix repère de vente du gaz (PRVG) repart à la hausse au 1er juillet 2026. La Commission de régulation de l’énergie (CRE) l’a fixé le 10 juin à 164,21 euros par mégawattheure (MWh) toutes taxes comprises (TTC), contre 152,86 euros TTC un mois plus tôt, soit une progression de 7,4%.

Pour les ménages dont le contrat suit cet indice, la facture s’alourdira de 2,70 euros en moyenne au mois de juillet. Ce rebond met fin à la courte accalmie de juin, où le prix repère avait reculé de 4,8%, après une flambée de 15,4% en mai. Le PRVG n’est pas une offre commercialisée : depuis la fin des tarifs réglementés le 1er juillet 2023, il sert de point de repère mensuel pour comparer les offres des fournisseurs, dont une partie est indexée sur son évolution.

Pourquoi la hausse touche aussi les abonnés à prix fixe

La particularité de juillet tient au périmètre de la hausse. Les mois précédents, seule la composante approvisionnement bougeait. Cette fois, deux des trois briques du prix repère sont révisées : la fourniture et l’acheminement. Or l’acheminement, qui correspond aux tarifs de réseau et de stockage, concerne l’ensemble des consommateurs.

Au 31 décembre 2025, 10,34 millions de ménages étaient abonnés au gaz naturel. Près de 40% d’entre eux ont opté pour une offre à prix fixe, la majorité ayant souscrit une offre indexée. Les premiers conservent leur tarif de fourniture verrouillé, mais se verront tout de même appliquer la revalorisation de la part acheminement, au même titre que les seconds. Aucune des deux catégories de clients n’échappe donc à la hausse de juillet.

Précisément, le tarif d’acheminement augmente de 5,87%. Comme il représente un peu moins d’un tiers d’une facture moyenne, l’augmentation moyenne ressort à environ 1,5% sur la facture TTC des offres à prix fixe. Toutefois, la hausse réellement subie pourra varier d’un consommateur à l’autre, les situations étant très différentes selon les contrats souscrits (dont la part liée au tarif de réseau est plus ou moins importante).

Ce qui fait grimper la facture

Concernant la composante fourniture, la CRE pointe une remontée des coûts d’approvisionnement sur les marchés de gros, à laquelle s’ajoute le renchérissement de certains coûts annexes, en particulier les certificats d’économie d’énergie (CEE) et les frais commerciaux des fournisseurs.

Du côté de l’acheminement, soit le coût pour transporter le gaz jusqu’au logement, la hausse provient de la révision annuelle du tarif de distribution de GRDF, dit ATRD7. Cette évolution tient notamment compte de la mise en œuvre de la péréquation gazière, qui harmonise une partie des coûts de réseau entre les territoires. « Cette augmentation des tarifs de réseaux induit également une hausse » de la contribution tarifaire d’acheminement (CTA), une taxe assise sur ces tarifs de réseau, précise la CRE dans son communiqué de presse.

Olivier Brunet

Olivier Brunet

Rédacteur en chef spécialisé placements et fiscalité

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