Les allocations chômage n’ont pas été revalorisées au 1er juillet 2026, pour la première fois depuis 2016, faute de majorité au Conseil d’administration de l’Unédic. Le patronat s’y est opposé.
Chômage : pourquoi le montant des allocations France Travail n’a pas augmenté au 1er juillet 2026

Il n’y a pas eu de revalorisation des allocations chômage au 1er juillet 2026. Malgré la hausse du coût de la vie liée aux conséquences du conflit au Moyen-Orient, les montants versés par France Travail restent figés à leur niveau de juillet 2025. Aucune majorité ne s’est dégagée lors du Conseil d’administration de l’Unédic du 30 juin, pour les revaloriser.
Pourquoi la revalorisation des indemnités chômage n’a pas eu lieu ?
Parce que les organisations patronales (MEDEF, CPME et U2P) ont refusé l’augmentation proposée par les syndicats, dans un contexte de déficit de l’assurance chômage et d’accroissement de son endettement anticipés pour cette année.
En 2026, son endettement devrait augmenter à 61,5 milliards d’euros selon l’Unédic, contre 59,4 milliards en 2025.
Le régime devrait afficher un déficit en 2026, à hauteur de 2,1 milliards d’euros, après un solde à l’équilibre en 2025. Faute d’accord entre administrateurs de l’Unédic, qui compte autant de représentants des salariés que des employeurs (25 de chaque côté), aucune hausse ne s’applique : le blocage patronal suffit à geler les montants.
Quelle était la proposition d’augmentation des syndicats ?
Les organisations syndicales ont défendu d’une seule voix une revalorisation de 2,41%, destinée à compenser la hausse des prix sur 12 mois constatée à fin mai. La CFDT rappelle que la moitié seulement des demandeurs d’emploi sont indemnisés et que, parmi eux, 56% perçoivent moins de 1 000 euros net par mois.
Quelles conséquences pour les chômeurs indemnisés ?
En raison du gel des montants des allocations, les allocataires vont perdre en pouvoir d’achat, sachant que l’inflation, même si elle ralentit, sera supérieure en 2026 à celle de 2025.
L’absence de revalorisation touche environ deux millions de demandeurs d’emploi indemnisés, pour qui les allocations constituent un revenu de remplacement.
Un gel des allocations a-t-il déjà eu lieu par le passé ?
Oui, il y a eu un précédent, en 2016. Comme cette année, le gel intervenu il y a 10 ans découlait déjà d’une absence de majorité au Conseil d’administration de l’Unédic.
En 2025, les indemnités chômage n’avaient augmenté que de 0,5% au 1er juillet, alors que l’inflation annuelle s’est établie à 0,9% l’an passé.
Quel est le montant de l’ARE au 1er juillet 2026 ?
Les montants journaliers restent identiques à ceux fixés en juillet 2025. L’allocation minimale s’établit à 32,13 euros, la partie fixe de l’aide au retour à l’emploi (ARE) à 13,18 euros et l’allocation plancher de l’ARE-formation à 22,99 euros.
Rédacteur en chef spécialisé placements et fiscalité











