Les marchés actions ont surmonté le choc de la guerre au Moyen-Orient au premier semestre, selon le bilan d’IDMidCaps, bureau d’analyse financière indépendant spécialisé sur les petites et moyennes valeurs françaises et européennes.
Le premier semestre 2026 aura été dominé par deux forces contraires. D’un côté, la flambée des valeurs liées à l’intelligence artificielle (semi-conducteurs, data centers) qui a tiré la cote technologique vers des records, l’introduction en Bourse record de SpaceX (86,25 milliards de dollars levés) posant un point d’exclamation final à cet engouement. De l’autre, la guerre déclenchée fin février entre les États-Unis, Israël et l’Iran : le Brent a bondi jusqu’à 126 dollars et l’inflation en zone euro est remontée à 3,2 %, poussant la BCE à relever ses taux. Pourtant, les grands indices ont surmonté le choc : sur le semestre, entre + 7 et + 9% pour les grands indices d’actions américaines, + 7,5% pour l’EuroStoxx 600 + 7,5% et + 3% pour le CAC 40.
Coup d’arrêt en juin
En juin toutefois, la fête de l’IA a tourné court, sur fond de doutes quant à la rentabilité des investissements des hyperscalers (les géants mondiaux du cloud, NDLR) et aux valorisations. L’indice Nasdaq des valeurs technologiques a cédé près de 5%, tandis que le CAC 40, moins exposé à l’IA, a repris 3%. En France, le retournement a été plus brutal encore : l’indice CAC Mid & Small, représentatif de petites et moyennes capitalisations boursières, a chuté de 9% en juin, effaçant les gains du semestre. Il a payé l’inversion simultanée des trois thèmes qui l’avaient porté : les semi-conducteurs (- 40% pour Soitec) ; les biotechs, plombées par un Abivax en chute de 44% après une étude clinique de phase III décevante ; et la défense/espace, ce segment reculant de près de 30%. L’affaire 2CRSI a d’ailleurs illustré la fin de la fête pour les valeurs IA/data centers.
Surperformance des grandes capitalisations
Le cas français n’est pas isolé : hormis en Allemagne, les large caps (grandes capitalisations boursières) européennes ont partout fait mieux que les petites et moyennes capitalisations, quand outre-Atlantique le Russell 2000 affiche plus de + 21% depuis le 1er janvier, son meilleur premier semestre depuis 1991. En juillet, deux rendez-vous domineront : la conclusion espérée des accords de paix, et, surtout, les publications semestrielles qui permettront de mesurer l’impact de la guerre.











