Les minima conventionnels des emplois à domicile ont été revalorisés de 3% le 1er juin 2026. Une hausse supérieure à celle du Smic.
Voilà le nouveau salaire minimum que vous devez verser à votre aide-ménagère ou votre nounou

Si vous êtes un particulier employeur, vous devez respecter les minima conventionnels. Or, ces salaires minimum déterminés par les conventions collectives des emplois à domicile ont été revalorisés le 1er juin 2026.
La Fédération des particuliers employeurs (Fepem) a, en effet, instauré une augmentation de 3% des minima conventionnels pour les salariés à domicile et les gardes d’enfant. Cette hausse est supérieure à celle du Smic de 2,41%, également entrée en vigueur le 1er juin.
12,61 euros de l’heure pour les salariés à domicile
Il s’agit de la dixième revalorisation des minima conventionnels des emplois à domicile en l’espace de seulement cinq ans. La Fepem souhaite rendre ce secteur plus attractif, alors que l’on estime à 600 000 le nombre d’emplois à domicile à créer d’ici 2035, notamment pour accompagner le vieillissement de la population et le maintien des personnes âgées à domicile.
Dans le détail, les salariés à domicile, comme les aide-ménagères, doivent être désormais payés au minimum 12,61 euros brut de l’heure. En intégrant les 10% de congés payés, la rémunération minimum est portée à 13,87 euros brut de l’heure. Pour rappel, le Smic horaire est fixé à 12,31 euros brut depuis le 1er juin.
12,89 euros brut de l’heure pour les assistants parentaux
Les assistants dits « parentaux », qui gardent les enfants à domicile, sont, eux, dorénavant rémunérés 12,89 euros brut de l’heure. Le minima conventionnel des assistants maternels, qui gardent les enfants chez eux, est porté à 4,20 euros brut de l’heure. L’indemnité d’entretien, qui couvre les frais occasionnés par l’accueil de l’enfant (notamment les repas), est également revalorisée à 3,92 euros par jour.
À noter : l’âge minimum pour bénéficier de l’exonération des cotisations patronales des emplois à domicile va passer de 70 ans à 80 ans à compter du 1er juillet prochain. Cette mesure devrait entraîner un surcoût de 15% pour 345 000 foyers français.
Rédacteur en chef spécialisé dans la retraite











