L’ONG de défense de l’environnement milite pour qu’au moins 30% des capitaux des contrats d’assurance vie soient obligatoirement investis dans des fonds durables.
Le WWF veut mobiliser l’assurance vie pour financer la transition écologique

L’assurance vie au secours de la transition écologique. WWF France propose, dans un communiqué diffusé le 29 juin 2026, qu’au moins 30% de l’encours (le cumul des versements, majoré des intérêts annuels et des plus-values) des contrats d’assurance vie soient obligatoirement fléché dans des investissements durables.
Selon les dernières données publiées par la fédération professionnelle France Assureurs, l’encours de l’assurance vie se situait à 2 148 milliards d’euros au 30 avril 2026. Ce qui en fait – de loin – le placement préféré des Français.
Seulement 9% de l’encours aujourd’hui
En orientant au moins 30% des flux de l’assurance vie vers des investissements durables, l’entité française du WWF (World Wide Fund for Nature ou Fonds mondial pour la nature, en français) estime que 6,8 milliards d’euros pourraient ainsi être investis chaque année dans la transition écologique.
Aujourd’hui, à peine 9% de l’encours de l’assurance vie servent à financer des projets durables. Pourtant, la loi oblige, depuis le 1er janvier 2022, les assureurs à proposer au moins une unité de compte (UC) labellisée ISR (Investissement socialement responsable), une UC labellisée Greenfin (Finance verte) et une UC Finansol (Finance solidaire) dans le cadre de leurs contrats d’assurance vie multisupports.
Pas des dépenses publiques
Toutefois, rien n’oblige les épargnants à souscrire à ces supports au capital non garanti. D’où la proposition de l’organisation non gouvernementale (ONG) de défense de l’environnement de les obliger à investir une partie de leur épargne placée sur un contrat d’assurance vie dans des fonds labellisés. Celle-ci passerait, comme le suggère WWF France, par une affectation obligatoire de 30% des nouveaux versements à des fonds labellisés, dans le cadre d’une gestion profilée (où l’épargnant délègue ses choix de placements).
« L’assurance-vie représente un levier puissant, aujourd’hui insuffisamment mobilisé. Son orientation progressive vers des investissements durables permettrait de rapprocher les besoins de financement de la transition des capacités d’épargne des Français, sans recourir à de nouvelles dépenses publiques », déclare Jean Burkard, directeur du plaidoyer du WWF France, dans le communiqué de l’ONG.
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Rédacteur en chef spécialisé dans la retraite











