Voyant allumé, alimentation réduite : le coût de la voiture pousse nos compatriotes à des arbitrages drastiques, selon une étude. Plus d’un sur deux ne pourrait plus racheter un véhicule équivalent au sien.
Impossible de s’en passer au quotidien pour 53% des Français, la voiture reste cette année encore un luxe pour 74% d’entre eux, comme en 2025. C’est l’un des enseignements de l’étude menée par l’assureur en ligne Leocare avec l’institut Discurv le 28 septembre auprès de 1 000 personnes.
D’après les résultats communiqués le 30 septembre, seuls 15% des sondés pourraient remplacer leur véhicule sans difficulté, et 29% au prix de sacrifices. Les autres devraient revoir leurs ambitions : 34% se rabattraient sur un modèle moins cher ou d’occasion, et 22% ne pourraient plus s’offrir d’auto du tout. Pour 28% des répondants, la voiture engloutit plus d’un cinquième du budget mensuel.
Pour tenir, 78% ont déjà coupé dans d’autres dépenses : les sorties, restaurants et loisirs (cités par 47%), les vacances et voyages (37%), l’épargne (28%), et même l’alimentation (13%).
Près d’un sondé sur deux (48%) a déjà roulé avec un voyant allumé ou un bruit suspect plutôt que de payer la réparation. C’est même arrivé à plusieurs reprises pour environ un quart des répondants (24%).
Autre signe de tension, 31% ont déjà emprunté pour un imprévu lié à leur voiture. Et si les prix du carburant, de l’assurance et de l’entretien continuent de grimper, 37% envisagent de s’en séparer d’ici un an.
L’assurance auto pèse aussi sur la facture : 63% des sondés ont vu leur prime augmenter en douze mois. Près d’un sondé sur deux (47%) envisagerait sérieusement de changer d’assureur pour une hausse annuelle de 10% ou moins. La loi Hamon permet de résilier son contrat à tout moment après la première année.
LF/OB





