Sous l’effet de l’inflation et de la hausse des primes, les automobilistes et les motards arbitrent leurs dépenses en privilégiant des couvertures minimales, constate le comparateur d’assurance LeLynx.fr.
L’assurance auto et moto pèse jusqu’à un tiers du budget annuel d’un véhicule

Le poids de l’assurance demeure toujours très élevé dans le budget mobilité des ménages français. C’est ce que révèle l’édition 2026 du baromètre du coût de l’assurance auto-moto du comparateur LeLynx.fr.
Au total, posséder une voiture représente environ 3 440 euros par an, hors achat. L’assurance en absorbe entre 17% et 22% selon la formule. Pour une moto, la part atteint entre 27% et 33%, faisant de l’assurance le deuxième poste de dépense après le carburant, indique l’étude.
Fortes disparités tarifaires
Concrètement, la prime moyenne d’assurance auto s’établit à 663 euros par an, contre 634 euros pour une moto. Mais derrière ces moyennes, les écarts restent importants. Les jeunes conducteurs paient jusqu’à deux fois plus que les profils expérimentés, avec des primes annuelles dépassant 1 200 euros en automobile.
Dans le même temps, les disparités régionales s’accentuent. En auto, les écarts atteignent 45% entre régions, avec des primes nettement plus élevées dans le Sud-Est et en Île-de-France. En moto, l’écart grimpe à 66%. Ces différences s’expliquent par des niveaux de sinistralité, de vols et de densité de circulation variables selon les territoires.
Un tiers des conducteurs optent pour une assurance au tiers
Le basculement vers l’assurance au tiers s’impose comme l’un des faits marquants du baromètre 2026. Cette formule, qui couvre uniquement les dommages causés par l’assuré à une tierce personne (autre conducteur, piéton, cycliste…), séduit de plus en plus de conducteurs soucieux de réduire leurs dépenses dans un contexte inflationniste. Sa part progresse de quatre points de pourcentage en un an, atteignant 32% en assurance auto et 31% en moto.
En moyenne, une assurance auto au tiers coûte 526 euros par an, contre 784 euros pour une formule tous risques, soit un écart de plus de 250 euros, indique LeLynx.fr. En moto, la différence est encore plus marquée : 394 euros au tiers, contre environ 800 euros pour une couverture maximale.
Ce choix n’est pas sans risque. En se limitant à une couverture minimale, les assurés sont moins protégés en cas d’accident responsable ou face à des sinistres comme le vol, le vandalisme ou un accident sans tiers identifié. Le recul des formules tous risques – passées en un an de 49% à 46% en auto – montre ainsi que de plus en plus de conducteurs acceptent de réduire leur niveau de protection pour alléger leur budget.
Journaliste spécialisé immobilier











