Les Français dépensent près de 4 000 euros par an pour leur santé

Par Jean-Philippe Dubosc
Temps de lecture : 2 minutes
Une femme médecin ausculte un homme dans son cabinet

Les dépenses annuelles de soins de nos compatriotes s’élèvent, en moyenne, à plus de 3 700 euros. Moins de 8% de cette somme n’est pas remboursée.

La santé coûte cher en France. Selon la 4ème édition de « Carnet de santé de la France » de la Mutualité française dévoilée le 23 septembre 2026, chaque Français consacre, en moyenne, plus de 3 700 euros par an à ses soins.

Si la somme paraît conséquente, nos compatriotes la sous-estiment nettement. Ils évaluent le coût annuel moyen de leurs frais de santé à « seulement » 1 755 euros, d’après cette étude, qui s’appuie à la fois sur des données publiques et sur un sondage mené auprès de 3 000 personnes.

Plus des trois quarts des frais pris en charge par la Sécu

En d’autres termes, les patients pensent que leurs soins reviennent un peu plus de deux fois moins cher que ce qu’ils coûtent réellement. Cette méprise découle de notre système de prise en charge.

Plus des trois quarts (76,1%) des dépenses de soins sont remboursés par les organismes d’assurance maladie de base obligatoires, dont au premier chef l’Assurance maladie et la Mutualité sociale agricole (MSA). De leur côté, les complémentaires santé prennent en charge, en moyenne, 16,2% des frais.

Un reste à charge peu élevé

En définitive, moins de 8% (7,7% exactement) des dépenses de soins ne sont pas remboursées en France, ce que l’on appelle le « reste à charge » (ou RAC). Il s’agit du troisième RAC le plus faible des États membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), le club des pays développés, après la Croatie et le Luxembourg.

Le tableau n’est pas idéal pour autant. Le RAC d’un patient en affection de longue durée (cancer, diabète, hypertension, insuffisance cardiaque…) se situe, en moyenne, à 840 euros par an. Soit 1,8 fois plus que le reste à charge d’un assuré ne souffrant pas d’une pathologie grave.

En théorie pourtant, les patients en affection de longue durée (ALD) sont pris en charge à 100% par la Sécurité sociale pour les soins liés à celle-ci. « Le dispositif ALD ne protège pas des RAC élevés », constate la Mutualité française, qui représente les « mutuelles » de santé.

Jean-Philippe Dubosc

Jean-Philippe Dubosc

Rédacteur en chef spécialisé dans la retraite

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