Rentrée scolaire 2026 : le budget des familles grimpe à 488 euros

Par Loic Farge
Temps de lecture : 3 minutes
Le budget moyen de la rentrée scolaire atteint 488 euros par famille en 2026

Selon une étude de Cofidis, les familles prévoient de consacrer en moyenne 488 euros à la rentrée scolaire cette année, soit 79 euros de plus qu’en 2025. Dans un contexte de hausse des prix, plus d’un parent sur deux craint de manquer d’argent pour financer ces dépenses.

La facture de la rentrée scolaire continue de s’alourdir. Selon le baromètre du spécialiste du crédit à la consommation Cofidis, réalisé avec l’institut de sondage CSA Research(*) et publié le 3 août 2026, les familles françaises prévoient d’y consacrer 488 euros en moyenne. Un niveau « inédit », selon l’organisme. Le budget augmente de 79 euros en un an, dans un contexte de tensions persistantes sur le pouvoir d’achat (lire notre article sur l’inflation en France en 2026).

261 euros de budget médian, des écarts qui se creusent

Derrière cette moyenne se cachent toutefois des situations très contrastées. Le budget médian, qui reflète mieux la situation du plus grand nombre, atteint 261 euros, contre 239 euros un an plus tôt. Cet écart avec la moyenne montre qu’une partie des familles continue de supporter des montants élevés, tandis que la majorité s’efforce de contenir ses achats. Les arbitrages budgétaires deviennent ainsi la règle plutôt que l’exception.

Cette tension transparaît dans les réponses des parents interrogés : 46% disent être en difficulté face au coût de la rentrée et plus d’un sur deux (56%) craint, au moins de temps en temps, de manquer d’argent pour les financer. L’inquiétude grimpe encore chez les moins de 35 ans (68%) et dans les foyers les plus modestes (61%).

Vêtements, cantine : les premiers postes sacrifiés

Cette pression s’explique notamment par le renchérissement du coût de la vie. Selon l’étude, 83% des parents estiment que les prix ont augmenté depuis la rentrée 2025, principalement pour les fournitures scolaires (26%) et l’alimentation (24%). Résultat, 69% déclarent devoir « se serrer la ceinture » pour préparer la rentrée, soit trois points de plus qu’en 2025 et le niveau le plus élevé observé depuis le lancement du baromètre.

Les restrictions concernent d’abord les postes jugés les plus faciles à réduire. L’habillement arrive en tête des postes sacrifiés (44%), devant les fournitures scolaires (35%), les articles de sport (33%) et les activités extrascolaires (32%). Plus préoccupant encore, les coupes touchent désormais des dépenses du quotidien : 23% des parents réduisent aussi les frais de cantine, de garderie ou de centre aéré, une proportion en hausse de onze points en un an.

Seconde main et paiement fractionné pour limiter la facture

Face à ces contraintes budgétaires, les familles adaptent durablement leurs habitudes de consommation. Ainsi, 45% concentrent leurs achats sur les dépenses essentielles et 44% prolongent la durée de vie des fournitures scolaires, des vêtements ou des équipements déjà en leur possession. Dans le même temps, 41% se tournent vers l’occasion, une pratique qui gagne huit points en un an.

Le mode de financement de la rentrée scolaire illustre, lui aussi, ces tensions. Si 42% des ménages interrogés couvrent encore cette dépense avec leur budget courant, 26% doivent puiser dans leur épargne pour y parvenir. Le paiement en plusieurs fois sans frais (11%) et le crédit à la consommation (5%) constituent d’autres leviers pour étaler une charge financière devenue plus difficile à absorber en une seule fois.

(*) Méthodologie : enquête réalisée en ligne du 29 mai au 8 juin 2026 auprès de 357 parents d’enfants scolarisés, issus d’un échantillon représentatif de 1 009 Français âgés de 18 ans et plus.

Loic Farge

Loic Farge

Journaliste spécialisé immobilier

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