Si vous possédez toujours une ancienne carte d’invalidité, attention à la date butoir : elle ne pourra plus être utilisée après le 31 décembre 2026. Pour continuer à bénéficier des droits associés, vous devrez disposer d’une carte mobilité inclusion, à demander maintenant compte tenu des délais de traitement.
Carte d’invalidité : plus que trois mois pour garder vos droits

Plus que quelques mois pour vous mettre en règle. Si votre portefeuille contient encore une ancienne carte d’invalidité, celle-ci arrive bientôt en fin de vie. À compter du 1er janvier 2027, elle ne sera plus valable.
Depuis 2017, la carte invalidité est, en principe, remplacée par la carte mobilité inclusion (CMI) portant la mention « Invalidité ». Une (longue) période transitoire a permis de continuer à utiliser les anciennes cartes, mais elle prendra définitivement fin le 31 décembre 2026.
Si vous êtes concerné, il est donc recommandé d’engager dès maintenant les démarches pour obtenir votre CMI, sans attendre l’approche de l’échéance, comme le conseille le site gouvernemental service-public.fr dans une note publiée le 28 septembre 2026. Les délais de traitement se comptent, en effet, souvent en mois.
Formulaire papier ou en ligne
La demande de CMI s’effectue auprès de la Maison départementale des personnes handicapées (MDPH). Selon les départements, vous pouvez constituer votre dossier à l’aide d’un formulaire papier ou effectuer la démarche en ligne.
La CMI « Invalidité » est gratuite, mais son attribution est soumise à certaines conditions liées notamment au niveau de perte d’autonomie. Vous pouvez obtenir la CMI « Invalidité » si votre taux d’incapacité permanente (IP) est d’au moins 80%. Ce niveau d’IP correspond aux situations dans lesquelles une assistance d’une tierce personne est nécessaire pour accomplir les actes essentiels de la vie quotidienne (se lever, se laver, s’habiller, se déplacer, se nourrir).
La CMI « Invalidité » peut également être attribuée si vous bénéficiez de la majoration pour tierce personne (MPT) d’une pension d’invalidité. C’est notamment le cas des titulaires d’une pension de troisième catégorie de la Sécurité sociale nécessitant là aussi l’aide d’un tiers au quotidien.
Priorité d’accès, demi-part fiscale, réductions
La carte donne une priorité d’accès aux places assises dans les transports en commun (bus, tram, train…) et dans les établissements accueillant du public (mairies, commerces, hôtels, restaurants, écoles, parcs d’attraction…). Son titulaire bénéficie également d’une priorité dans les salles et les files d’attente. La personne qui vous accompagne lors de vos déplacements profite des mêmes avantages.
Mais les droits associés ne s’arrêtent pas là. La CMI « Invalidité » permet notamment d’accéder à des emplois de travailleurs handicapés dans les secteurs privé et public, sans avoir à demander au préalable une reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH).
Elle donne aussi droit à certains avantages fiscaux, dont une demi-part supplémentaire pour le calcul de l’impôt sur le revenu. Enfin, elle permet de bénéficier de réductions tarifaires, en particulier dans les transports (RATP, SNCF, Air France…).
Invalidité, Priorité ou Stationnement : des cartes à ne pas confondre
Attention à ne pas confondre les différentes CMI. La carte se décline en trois mentions : « Invalidité », « Priorité » et « Stationnement ». Chacune répond à une situation particulière.
Comme vu précédemment, la CMI « Invalidité » concerne les personnes présentant une perte d’autonomie importante. La CMI « Priorité » s’adresse, elle, aux personnes qui éprouvent des difficultés à rester debout, sans pour autant remplir les conditions de la CMI « Invalidité ». Elle permet seulement d’être prioritaires pour les places assises ainsi que dans les files d’attente.
La CMI « Stationnement », enfin, est destinée à faciliter les déplacements en voiture des personnes dont le handicap réduit fortement et durablement leur capacité à se déplacer à pied ou nécessite leur accompagnement. Elle permet ainsi d’utiliser les emplacements réservés aux personnes en situation de handicap (les places « pour handicapés »).
Rédacteur en chef spécialisé dans la retraite






