Pour réaliser des économies, un rapport de la Cour des comptes préconise notamment de supprimer la prime d’activité pour les retraités qui travaillent, ainsi que pour les apprentis.
Prime d’activité : vers une suppression en cumul emploi-retraite ?

La Cour des comptes propose de supprimer la prime d'activité pour les retraités en cumul emploi-retraite (CER) et pour les apprentis, afin de réduire le coût de cette prestation qui atteint 10,6 milliards d'euros pour 4,8 millions de bénéficiaires. Le rapport, rendu public le 10 juin 2026, estime que 40 000 retraités en CER perçoivent en moyenne 183 euros par mois de prime d'activité, pour un coût total de 87 millions d'euros.
- La prime d'activité, mise en place en 2016, vise à compléter les ressources des travailleurs modestes autour du Smic et est versée par la Caisse d'allocations familiales (Caf).
- Son montant s'élève à 638,28 euros par mois pour un célibataire sans enfant depuis le 1er avril 2026.
- Le coût de la prestation a augmenté après la revalorisation de 90 euros par mois liée au mouvement des Gilets jaunes, puis de 50 euros par mois via la loi de Finances pour 2026.
- La Cour des comptes justifie la suppression pour les retraités en CER car la prime sert alors de soutien aux revenus et non d'incitation à travailler.
Comment baisser la facture de la prime d’activité ? La Cour des comptes a une idée : supprimer, entre autres, l’accès à cette aide financière réservée aux travailleurs modestes aux retraités en cumul emploi-retraite.
Les gardiens des finances publiques ont été saisis par le président de la Commission des Finances du Sénat afin de proposer des solutions pour réduire le coût de la prime d’activité, qui atteint près de 11 milliards d’euros (10,6 milliards d’euros exactement) pour 4,8 millions de bénéficiaires. Dans un rapport rendu public le 10 juin 2026, les magistrats financiers préconisent que les retraités ne soient plus éligibles à cette prestation.
638,28 euros par mois pour un célibataire sans enfant
Mise en place en 2016, la prime d’activité vise à compléter les ressources des salariés et des indépendants dont les revenus professionnels se situent aux alentours du Smic. Grâce à cette aide versée par la Caisse d’allocations familiales (Caf), il est plus rentable de travailler plutôt que de percevoir les minima sociaux, comme le revenu de solidarité active (RSA). Ce que la Cour des comptes confirme d’ailleurs dans son rapport.
Le montant de la prime d’activité dépend des revenus du bénéficiaire (prestations sociales comprises), ainsi que de la composition de son foyer (enfants à charge). Il s’élève à 638,28 euros par mois pour un célibataire sans enfant depuis le 1er avril 2026.
Un soutien aux revenus et non une incitation à travailler
Pour alléger le coût de la prime d’activité qui s’est envolé à la suite de la revalorisation dans la foulée du mouvement de protestation des Gilets jaunes (+ 90 euros par mois) et de celle mise en place par la loi de Finances pour 2026 (+ 50 euros par mois), la Cour des comptes propose de ne plus la rendre accessible aux retraités en cumul emploi-retraite (CER).
Le CER permet de poursuivre ou de reprendre une activité professionnelle à la retraite. Dans le cadre de ce dispositif, 40 000 retraités touchent la prime d’activité en plus de leurs retraites et de leur revenu d’activité, estime la Cour des comptes. Ils perçoivent, en moyenne, 183 euros par mois de prime d’activité pour un coût total d’environ 87 millions d’euros.
Pour l’institution de la rue Cambon, la prime d’activité ne se justifie pas pour les retraités en CER, car elle sert alors de soutien aux revenus et non d’incitation à travailler. Pour les mêmes raisons, la Cour milite pour sa suppression aux apprentis.
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Rédacteur en chef spécialisé dans la retraite






