Sur les neuf dernières années, plus les profils de gestion des souscripteurs de contrat d’assurance vie sont risqués et plus ils sont performants, selon une récente étude sur la gestion profilée.
Assurance vie : en gestion profilée, le risque paie

En assurance vie, prendre des risques en optant pour une gestion profilée dynamique s’avère payant. Telle est la conclusion d’une étude du site spécialisé sur les assurances de personnes et les placements financiers Good Value for Money (GVfM) publiée le 2 octobre 2026.
GVfM a analysé les performances de 470 offres de gestion profilée de 2017 à 2025. Il en ressort que plus le profil de gestion appliqué au contrat d’assurance vie est risqué et plus il est rémunérateur.
De 0% à 100% de supports non garantis
La gestion profilée consiste pour le souscripteur d’une assurance vie à confier tout ou partie de la gestion de son contrat à un professionnel en fonction de son profil d’investisseur. Ce dernier mesure notamment l’appétence au risque de l’épargnant, c’est-à-dire son niveau d’acceptation d’une perte financière en contrepartie d’un potentiel de rendement plus élevé.
Le profil d’investisseur détermine l’allocation d’actifs de l’assurance vie, soit la part du fonds en euros sécurisé (le capital est garanti par l’assureur) mais peu rémunérateur et la part des unités de compte (UC) risquées (pas de garantie sur le capital) mais potentiellement plus performantes. Il existe cinq gestions profilées : le profil « prudent » (de 0% à 20% d’unités de compte), le profil « modéré » (de 20% à 35% d’UC), le profil « équilibré » (de 35% à 50% d’UC), le profil « offensif » (de 50% à 70% d’UC), et, enfin, le profil « audacieux » (de 70% à 100% d’UC).
De 2,27% à 6,76% de rendement par an
D’après GVfM, la gestion profilée prudente a servi un rendement moyen de 2,41% par an entre 2017 et 2025. La gestion profilée modérée a, elle, délivré une rémunération moyenne légèrement inférieure (2,27% par an) sur cette période. En revanche, les gestions profilées équilibrée et offensive sont nettement plus performantes, avec des rendements moyens de respectivement 3,11% par an et de 4,34% par an. Le taux atteint même 6,76% par an pour la gestion profilée audacieuse. Soit « un rendement moyen […] proche de celui des marchés actions », souligne GVfM.
Toutes ces rémunérations sont exprimées nettes de frais, hormis les éventuels frais sur les versements. GVfM précise ainsi que les taux sont communiqués après soustraction des frais de gestion sur les unités de compte, des frais courants propres aux UC et éventuellement des frais additionnels au titre de la gestion pilotée.
Des rémunérations supérieures au fonds euros et à l’inflation
Le prescripteur d’assurances rappelle aussi que le rendement moyen (net de frais de gestion) des fonds en euros s’est établi à 1,86% par an entre 2017 et 2025, et l’inflation s’est située à 2,12% par an sur la période. Quel que soit le profil choisi, la performance annualisée des offres de gestions profilées a donc été supérieure à celle des supports garantis et de l’augmentation des prix à la consommation.
En moyenne, la gestion modérée a fait mieux que le fonds euros de 0,41% et de 0,15% par rapport à l’inflation. Toujours par rapport au support sécurisé et à la hausse des prix, la gestion prudente est mieux disante de 0,55% et de 0,29% respectivement, la gestion équilibrée de 1,25% et de 0,99%, et la gestion offensive de 2,48% et de 2,22%. Ces neuf dernières années, la gestion audacieuse a surperformé le fonds euros de 4,90% et l’inflation de 4,64%.
Sur les 470 offres profilées analysées par GVfM, 17% relèvent de la gestion prudente, 15% de la gestion modérée, 24% de la gestion équilibrée, 19% de la gestion offensive et 25% de la gestion audacieuse. Le prescripteur constate, par ailleurs, l’absence d’harmonisation de la gestion profilée sur le marché, qui peut également être appelée « gestion pilotée » ou « gestion sous mandat » par certains assureurs.
Rédacteur en chef spécialisé dans la retraite






