Inflation : la Banque de France abaisse sa prévision 2026, mais relève celle de 2027

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La Banque de France a corrigé à la baisse, le 15 septembre, sa prévision d’inflation 2026 en France à 2,3%, contre 2,5% en juin, en raison d’un pétrole moins cher qu’anticipé.

La Banque de France a révisé le 15 septembre sa prévision d'inflation pour 2026 en France à 2,3 %, contre 2,5 % en juin, en raison d'un pétrole moins cher qu'anticipé. En parallèle, la prévision pour 2027 a été relevée à 1,9 %, contre 1,7 % auparavant, sous l'effet de marges de raffinage plus élevées et de la hausse du prix du gaz.

  • La correction à la baisse pour 2026 s'explique principalement par un prix du pétrole inférieur aux hypothèses précédentes et par des surprises baissières sur l'inflation des produits alimentaires transformés et des services.
  • La révision à la hausse pour 2027 intègre des marges de raffinage plus élevées qu'attendu en juin et les répercussions de la hausse du prix du gaz et d'événements climatiques sur les prix alimentaires et électriques.
  • L'inflation sous-jacente (hors énergie et alimentation) resterait stable à 1,6 % en 2026, puis augmenterait à 2,3 % en 2027, portée par la progression des salaires dans les services.
  • Les prévisions de la Banque de France utilisent l'indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH), qui intègre les remboursements des frais de santé par l'Assurance maladie.

La Banque de France avait visé trop haut. L’institution monétaire a révisé en baisse sa prévision d’inflation pour 2026 dans l’Hexagone, de 2,5% à 2,3%, dans ses projections macroéconomiques publiées le 15 septembre, contre 0,9% en 2025.

Cette correction à la baisse, par rapport à précédente prévision établie en juin, s’explique « principalement par un niveau du prix du pétrole inférieur à celui retenu dans nos hypothèses précédentes, ainsi que par les surprises récentes à la baisse sur l’inflation des produits alimentaires transformés et des services », explique la Banque de France dans sa note.

En revanche, l’organisme a révisé à la hausse sa prévision d’inflation pour 2027 à 1,9%, contre 1,7% précédemment, notamment en raison « de marges de raffinage plus élevées qu’attendu en juin et des répercussions de la hausse du prix du gaz ainsi que des événements climatiques sur les prix de l’alimentation et de l’électricité ».

L’inflation hors énergie et alimentation demeurerait stable entre 2025 et 2026 à 1,6% en 2026. Elle augmenterait à 2,3 % en 2027 « portée principalement par les services, du fait de la progression des salaires, tandis que les prix des produits manufacturés se redresseraient en raison du renchérissement des prix d’importation ».

Les prévisions d’inflation de la Banque de France portent sur l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH), qui tient compte des remboursements des frais de santé par l’Assurance maladie.

OB/LF

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