Frais de courtage en Bourse : ce que facturent banques, courtiers en ligne et néo-brokers en 2026

Par Olivier Brunet
Temps de lecture : 3 minutes
Gros écarts de frais de courtage en 2026 selon les établissements

Les frais de courtage en Bourse des banques de réseau restent élevés face à ceux des plateformes en ligne, et plus encore face aux néo-brokers, selon une étude de l’AMF. Mais le tarif affiché ne reflète pas toujours le coût réel.

Le coût d’un ordre de Bourse de 1 000 euros passé sur Euronext Paris varie du simple au quadruple selon l’intermédiaire utilisé. C’est l’un des principaux constats de la lettre n°65 de l’Observatoire de l’épargne de l’Autorité des marchés financiers (AMF), publiée le 27 avril 2026 et basée sur les tarifs relevés au 15 janvier auprès de 23 banques (9 enseignes) et 14 plateformes en ligne, dont 7 néo-brokers (de type Trade Republic, XTB, eToro, etc.).

Précisément, pour le passage d’un ordre de 1 000 euros sur un compte-titres ordinaire (CTO), l’investisseur particulier devait débourser en moyenne 6,50 euros dans une banque de réseau, 4,50 euros chez un courtier en ligne historique et 1,50 euro auprès d’un néo-broker. Le coût moyen a tout de même baissé significativement dans les banques traditionnelles, passant de 0,79% pour un ordre de 1 000 euros en 2021à 0,65% désormais. Pour rappel, les frais de transaction au sein des plans d’épargne en actions (PEA) sont plafonnés à 0,50%.

Cherté des petit ordres

Les ordres de faible montant restent particulièrement onéreux sur les compte-titres : la commission minimale, comprise entre 5 et 12 euros selon les réseaux bancaires, porte le coût d’un ordre de 100 euros à 5,58% en moyenne. De frais de transaction qui tombent à 2,59% en moyenne chez les banques et courtiers en ligne, et même à 1,27% pour les clients des néo-brokers.

Pour les transactions de 5 000 euros sur les places américaines (NYSE, Nasdaq), la facture moyenne atteint 0,9% dans les banques traditionnelles, 0,31% chez les banques et courtiers en ligne et 0,05% chez les néo-brokers.

Frais de conservation maintenus dans les banques traditionnelles

Deux néo-brokers sur sept du panel analysé par l’AMF annoncent des frais de courtage gratuits, contre trois en 2025. Dans l’un des deux cas, seul le premier ordre du mois est gratuit. Trois prestataires parmi les sept proposent par ailleurs la gratuité des ordres dans le cadre d’un plan d’investissement programmé, le plus souvent limité aux ETF (fonds indiciels cotés, reproduisant la performance d’un indice boursier).

Côté conservation des titres, les frais sont restés stables entre 2025 et 2026. Pour un portefeuille de 60 000 euros réparti sur 10 lignes d’actions cotées à Paris, droits de garde et frais de tenue de compte représentent en moyenne 0,35% dans les banques traditionnelles, soit 211 euros par an. Parmi les banques et courtiers en ligne, « un établissement facture des droits de garde aux clients passant peu d’ordres », précise l’AMF, la gratuité étant la norme.

Frais annexes et cachés

L’AMF rappelle, en outre, que le coût d’une transaction ne se résume pas aux frais de courtage affichés. Il faut notamment prendre en compte la taxation des ordres d’achat sur les actions d’entreprises de taille importante en vigueur dans certains pays, telle que la taxe sur les transactions financières (TTF) de 0,4% en France. L’autorité évoque également les écarts de cours acheteur/vendeur (spreads) qui varient d’un intermédiaire à l’autre, « ce qui doit s’analyser comme un coût supplémentaire pour l’investisseur ».

Enfin, pour les ordres exécutés sur des places étrangères, l’étude mentionne l’application de « frais de correspondants », de commissions de change ou de conversion de devises.

Olivier Brunet

Olivier Brunet

Rédacteur en chef spécialisé placements et fiscalité

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