Une récente circulaire détaille comment le congé de naissance, ouvert aux parents depuis le 1er juillet 2026, est pris en compte pour la retraite. En dessous de 58 jours indemnisés, aucun trimestre n’est validé.
Congé de naissance : 58 jours indemnisés pour un trimestre de retraite

Depuis le 1er juillet 2026, le congé de naissance permet à chaque parent de prendre jusqu'à deux mois d'absence indemnisée. Une circulaire de la Cnav du 13 août 2026 précise que seuls les jours effectivement indemnisés comptent pour la retraite de base, avec un seuil de 58 jours pour valider un trimestre.
- Un parent peut prendre son congé en une ou deux périodes, mais un seul trimestre assimilé maximum est validé par parent, quel que soit le nombre d'enfants.
- Le trimestre validé est rattaché à l'année civile où tombe le 58e jour d'indemnisation, même si le congé débute en fin d'année.
- Ce trimestre assimilé ne compte pas comme trimestre cotisé, ce qui exclut son utilisation pour la retraite anticipée pour carrière longue ou pour la surcote.
- À Mayotte, les périodes indemnisées au titre du congé de naissance ne peuvent pas être validées pour la retraite, car le dispositif n'y a pas été étendu.
Un mois de congé de naissance ne permet pas, à lui seul, de valider un trimestre de retraite. Dans une circulaire du 13 août 2026, la Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav) précise les règles applicables à ce nouveau congé, qui s’ajoute aux congés de maternité, de paternité et d’adoption. Elles concernent uniquement la retraite de base.
Chaque parent peut prendre jusqu’à deux mois de congé de naissance, en une seule fois ou en deux périodes d’un mois. Pour la retraite, c’est toutefois le nombre de jours indemnisés qui compte. Le montant de l’indemnisation et les démarches à accomplir obéissent à des règles spécifiques.
Un trimestre de retraite à partir de 58 jours indemnisés
Pour valider un trimestre de retraite, le parent doit avoir perçu des indemnités journalières au titre du congé supplémentaire de naissance pendant au moins 58 jours, consécutifs ou non. Un seul trimestre assimilé peut être validé par parent au titre de ce congé, quel que soit le nombre d’enfants.
La Cnav donne notamment l’exemple d’une mère qui prend 28 jours de congé en février, puis 30 jours en avril. Avec 58 jours indemnisés au total, elle valide un trimestre : les jours n’ont pas besoin de se suivre. À l’inverse, un congé indemnisé pendant 30 jours ne permet pas d’en obtenir un.
Le trimestre est rattaché à l’année civile au cours de laquelle intervient le 58ème jour d’indemnisation. Un congé commencé en fin d’année peut donc donner lieu à un trimestre au titre de cette année, même s’il se termine l’année suivante.
Un trimestre assimilé, mais pas cotisé
Le trimestre obtenu grâce au congé de naissance est un trimestre assimilé : il est validé au titre d’une période indemnisée, et non au titre d’un salaire soumis à cotisations. Aucun salaire n’est inscrit à ce titre sur le relevé de carrière. Il compte néanmoins dans la durée d’assurance retenue pour déterminer le taux de calcul de la retraite. Il peut donc contribuer à éviter ou à réduire une décote, c’est-à-dire une minoration définitive de la pension. Il est également pris en compte pour la retraite progressive et peut intervenir dans certains éléments du calcul d’une pension de réversion.
En revanche, il ne compte pas comme trimestre cotisé lorsque l’accès à un dispositif dépend d’une durée de cotisation. C’est notamment le cas de la retraite anticipée pour carrière longue, qui permet de partir avant l’âge légal à condition notamment d’avoir commencé à travailler jeune et d’avoir réuni la durée d’assurance cotisée requise. Le trimestre issu du congé de naissance n’est pas non plus retenu dans la durée cotisée ouvrant droit à la surcote.
Vérifier que le trimestre figure bien sur le relevé de carrière
L’Assurance maladie transmet à la Cnav les informations nécessaires à la validation des périodes indemnisées. Si les périodes indemnisées ne sont pas prises en compte sur le relevé de carrière, l’assuré peut produire une attestation de sa caisse d’assurance maladie précisant les périodes pendant lesquelles il a perçu les indemnités journalières de naissance.
À Mayotte, enfin, le congé de naissance et son indemnisation s’appliquent, mais les périodes indemnisées ne peuvent pas être validées pour la retraite. L’article du code de la Sécurité sociale relatif aux trimestres assimilés n’y est pas applicable et la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 n’a pas étendu ce dispositif de validation à ce département.
Journaliste spécialisé immobilier






