Alors que le plan d’épargne retraite ne permet plus de déduire les versements volontaires de ses revenus après 70 ans depuis le 1er janvier, les anciens plans d’épargne retraite populaires semblent échapper à ce durcissement. Une différence de traitement qui profite aux épargnants déjà détenteurs de ces contrats.
Perp : pourquoi vos versements après 70 ans restent déductibles, contrairement au PER

Vous détenez encore un plan d’épargne retraite populaire (Perp) ? Vous pourriez conserver un avantage fiscal précieux après 70 ans. Contrairement au plan d’épargne retraite (PER), cet ancien contrat de retraite ne serait pas concerné par la suppression de la déduction fiscale sur les versements volontaires passé cet âge instaurée par la loi de finances 2026.
Selon une analyse de Benoit Bercheru relayée le 27 avril dernier sur son compte LinkedIn, l’article 163 quinvicies du Code général des impôts (CGI) vise explicitement le PER, mais sans mentionner le Perp. Le directeur de l’ingénierie patrimoniale et fiscale chez Astoria Finance ne l’évoque pas, mais les contrats de retraite Madelin réservés aux travailleurs non-salariés (artisans, commerçants, chefs d’entreprise non-salariés, professions libérales) semblent également hors du champ de la nouvelle restriction fiscale.
Le PER perd son principal intérêt après 70 ans
Depuis le 1er janvier 2026, les versements effectués sur un PER après 70 ans ne donnent plus droit à la déduction de versements volontaires du revenu imposable. Si vous êtes septuagénaire, vous pouvez toujours conserver et alimenter votre plan, mais sans profiter de votre avantage fiscal. Pour les retraités qui continuaient à utiliser leur PER comme un outil d’optimisation fiscale, le changement est brutal.
En revanche, la déduction fiscale est maintenue avant 70 ans. Comme précédemment, elle ne peut excéder 10% du plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS) de l’année N-1 (l’année antérieure au versement) ou, si la formule est plus favorable, 10% des revenus professionnels de l’année N-1 dans la limite de huit fois le PASS de l’année N-1. Pour 2026, les détenteurs d’un PER de moins de 70 ans peuvent ainsi déduire au minimum 4 806 euros et au maximum 38 448 euros de leurs revenus à déclarer au fisc.
Une niche fiscale qui ne peut pas profiter à de nouveaux épargnants
Inutile, en revanche, d’espérer profiter de la déduction fiscale des versements volontaires sur les Perp et les Madelin après 70 ans. Ces produits ne sont plus commercialisés depuis le 1er octobre 2020, date à laquelle ils ont été remplacés par le PER.
Seuls les épargnants déjà titulaires d’un Perp ou d’un contrat de retraite Madelin peuvent donc encore déduire leurs versements volontaires après leur 70ème anniversaire. Une situation paradoxale : les anciens contrats bénéficient aujourd’hui d’un traitement fiscal plus favorable que le PER, pourtant censé être le produit d’épargne retraite de référence.
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Rédacteur en chef spécialisé dans la retraite











